Cartes d'occupation et d'utilisation du sol wallon

WALOUS : Wallonie - Cartes d'occupation et d'utilisation du sol 2018

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Définitions et grands principes

Générées grâce au projet WALOUS, les nouvelles cartes détaillent pour l'année 2018 : 

  • l’occupation (couverture) du sol wallon,
  • l’utilisation (usages) du sol wallon.

Résultats d’un processus de co-construction avec un panel d’utilisateurs wallons, elles offrent à l’administration wallonne et aux nombreux acteurs intéressés, des outils de référence pour mieux comprendre et gérer le territoire. 

Grâce à notre Storymap (contenu web interactif, cartographique et multimedia), découvrez les grands principes de WALOUS et distinguez facilement l'occupation de l'utilisation du sol.

 

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Cliquez sur le visuel pour accéder à la storymap définissant et présentant l'occupation et l'utilisation du sol


 

Origine, Contenu, Qualité et ressources associées 

Les fiches descriptives documentent et détaillent chaque donnée. Leur consulation permet notamment de s'informer sur l'origine de la donnée, son contenu, sa qualité, la manière d'y accéder ou encore de disposer de liens vers des ressources associées. 

 

Occupation du Sol

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Couche de données reprenant la cartographie de l’occupation du sol de l’ensemble du territoire wallon pour l’année 2018.

 

Consulter la fiche descriptive de l'occupation du sol

 

Utilisation du Sol

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Couche de données reprenant la cartographie de l’utilisation du sol de l’ensemble du territoire wallon pour l’année 2018

 

Consulter la fiche descriptive de l'utilisation du sol 

 

Cas d'usage & Foire aux questions

 

Occupation du sol : Pourquoi des routes sont discontinues en zones herbacées alors que cela ne semble pas être le cas en zones forestières ?

Réponse -

En zones forestières, le consortium est parti du principe que de nombreuses routes seraient masquées par des arbres (feuillus ou résineux). Afin de corriger ce manquement (et diminuer les erreurs d’omission), ils ont procédé au forçage des routes (composant du squelette vectoriel – IGN) en partant du principe que le forçage dans ces zones améliorerait d’avantage les erreurs d’omission (oubli d’une route) par rapport aux erreurs de contamination (forcer une route qui n’existe pas/plus).

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Par contre, dans les zones herbacées où à priori la végétation est moins haute et masque moins la route, le forçage avec une donnée du réseau routier (issu du squelette vectoriel) peut-être pas partout à jour, aurait risqué d’intégrer plus d’erreurs de commission (c'est-à-dire, forcer une route où aucune route n’était en réalité présente) que de corriger des erreurs d’omissions.

Occupation du sol : Pourquoi des jeunes plantations sont-elles reprises comme couvert herbacé toute l’année ?

Réponse -

Pour comprendre cette confusion il faut se souvenir que la MMU est de 15m² et savoir que le seuil de hauteur distinguant les « feuillus/résineux < 3m » et le « couvert herbacé » est issu d’une moyenne appliquée par pixel et résulte d’une combinaison d’informations. Ce seuil se trouve aux alentours de 50 cm. La mesure de hauteur est issue du MNH calculé pour 2018.

Il est donc possible que de jeunes plantations ne dépassant pas les 50 cm dans leur majorité soient ainsi reprises dans cette classe herbacée continue. La description de cette classe indique d’ailleurs qu’elle peut entre autres contenir une végétation rudérale (qui croit dans les décombres) recolonisant une friche ou une ancienne coupe à blanc…

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Précisons qu’au niveau de la donnée d’utilisation du sol, ces zones ressortent bien comme étant de la sylviculture.

Occupation du sol : Que représente la « CLASSE_VUE » dans la couche raster?

Réponse -

la "CLASSE_VUE" correspond à la classe choisie pour être affichée en cas de double label car elle a été jugée comme reprenant le plus d’informations thématiques utiles pour le grand public. Elle sera nommée « CLASSE_REPRESENTEE » dans la donnée vectorielle issue de la donnée Raster.

Exemple :

En cas de double label, c'est les routes qui priment. car il s’agit d’un élément structurant permettant une bonne compréhension et représentation du territoire.

Cependant, comme le montre l'illusration ci-dessous, il s’agit uniquement d’un choix de représentation. La donnée complète précise « Revêtement artificiel au sol (sous feuillus) » 

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Attention que ce choix de représentation peut entrainer la disparition visuelle d’objets comme par exemple, ici, les tilleuls place Maurice Servais (Namur).

Si vous voulez retrouver l’information vue du ciel, utilisez le deuxième chiffre (celui de droite) du code.

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Utilisation du sol : Pourquoi l’autoroute s’interrompt-elle brutalement à certains endroits ?

Réponse -

L’information d’utilisation du sol est fournie à l’échelle de la parcelle cadastrale (sauf pour les zones non cadastrées) selon une méthode voulue la plus automatique possible (ensemble de règles attribuant une utilisation du sol en fonction d’une multitude de géodonnées source). La qualité du découpage de l’information d’utilisation du sol est donc dépendante de la qualité de la donnée CADGIS.

Dans les zones non cadastrées, le choix a été fait de forcer le squelette vectoriel pour attribuer une utilisation du sol.

Ceci, le cas de l’autoroute interrompue (figure ci-dessous) est lié à la base de données CADGIS. En effet, celle-ci ne considérant pas ce tronçon d’autoroute, mais bien la parcelle cadastrée en dessous de l’autoroute, le squelette vectoriel n’a pu être forcé au niveau de cette parcelle cadastrée pour assurer une continuité à l’autoroute.

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Ce cas de figure se produit également localement pour des tronçons « aériens » du réseau ferroviaire.

Utilisation du sol : pourquoi les zones non cadastrées présentent elles une alternance de classes ?

Réponse -

L’information d’utilisation du sol est fournie à l’échelle de la parcelle cadastrale (sauf pour les zones non cadastrées) selon une méthode voulue la plus automatique possible (ensemble de règles attribuant une utilisation du sol en fonction d’une multitude de géodonnées sources).

La situation illustrée par cette question s’explique par deux facteurs :

  • la qualité du découpage de l’utilisation du sol dépendante de la qualité de la donnée CADGIS,
  • la volonté du consortium de proposer une utilisation du sol dans les zones non cadastrées.

Afin de fournir une information d’utilisation du sol dans les zones non cadastrées, le choix a été fait d’utiliser le squelette vectoriel, sans modifier pour autant la géométrie du non cadastré. Or en zones forestières, il est connu que le cadastre y est moins précis qu’en zone urbanisée et rurale.

Cette utilisation de deux référentiels non compatibles explique qu’on retrouve des situations comme illustrée ci-dessous. Cet exemple montre que la zone non cadastrée présente une alternance de « Usage Inconnu Non Cadastré » et de « Transport routier ». Lorsque nous appliquons le réseau routier du squelette vectoriel sur cette zone, nous pouvons comprendre l’origine de ce découpage.

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Même zone avec le réseau de routes issu du squelette vectoriel

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Il en va de même avec le réseau hydrographique en zone non cadastrée qui n’a pas la même géométrie que l’enveloppe du non-cadastré.

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Même lieu visible sur la carte d’occupation du sol

Une correction de ces zones aurait pu être envisagée (faire correspondre les géométries) mais l’objectif était de rester dans une méthode 100 % automatique pour la création de cette carte d’utilisation du sol.

Il y a donc lieu de rester prudent avec les géométries de la donnée d’utilisation du sol, issues des géométries du cadastre

Ceci dit, conserver cette situation géométrique particulière semblait intéressant car cela permet de savoir que le non cadastré est un ruisseau, par exemple, et non une route.

Utilisation du sol : Pourquoi le site militaire de Marche-en-Famenne apparait-il comme une zone naturelle alors qu’il reprend également des bâtiments en dur, des espaces de stockage… ?

Réponse -

Pour information, la réponse ci-dessous est valable également pour les sites militaires de Lagland et Elsenborn.

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walous_US_zonemilitaire_3.pngwalous_US_zonemilitaire_4.png

Pour rappel, l’utilisation du sol est fournie à l’échelle de la parcelle cadastrale ((sauf pour les zones non cadastrées) selon une méthode voulue la plus automatique possible. Cette information est issue d’un algorithme combinant plusieurs dizaines de règles attribuant une utilisation du sol à la parcelle en fonction d’informations présentes dans les géodonnées sources utilisées. Lorsque plusieurs utilisations du sol sont trouvées, une priorité est donnée à un type d’utilisation en fonction d’un ordre défini.

Un site militaire connait généralement plusieurs utilisations du sol. Lors d’un groupe des utilisateurs, il a été demandé de faire primer l’utilisation « zone naturelle » sur le secteur tertiaire dans les sites militaires (au niveau des règles d’attribution), tels que celui de Marche-en-Famenne. Un découpage plus fin, parcelle par parcelle aurait peut-être pu être envisagé, voire en utilisant l’occupation du sol.

Cette représentation masque une partie de la réalité. Pour résoudre cela, le champ «ALL_HILUCS - Liste des utilisations du sol présentes » reprend l’ensemble des utilisations trouvées pour la parcelle. Nous ne pouvons que vous encourager à préférentiellement utiliser ce champ lors de vos analyses spatiales plutôt que le champ reprenant l’utilisation principale qui est une simplification de la réalité permettant une représentation plus aisée (déjà ainsi, la symbologie doit gérer une cinquantaine de classes, il n’aurait pas été possible de représenter différemment en plus des combinaisons d’utilisations du sol).

L’utilisation « Zone naturelle » ne prime pas à chaque fois. Pour l’aérodrome de St-Hubert par exemple, l’utilisation principale est « Transport aérien ». Cependant, toutes les utilisations suivantes y sont également présentes : 4_1_2 (Transport Ferroviaire) ,7 (Zones Naturelles non définies, 4_1_3 (Transport Aérien) reprises dans le champ « ALL_HILUCS »

Pour en savoir plus sur les priorités et les règles d’attribution de l’utilisation du sol principale, nous vous renvoyons vers le rapport du workpackage 8 (Classification de l'utilisation du sol (LU) sur la Wallonie automatisée par règles - Guide méthodologique finalisé et recommandations d'usages - Juiillet 2020 - Délivrable 8.1.  ). Si une de ces règles ne vous semble pas juste ou pertinente, n’hésitez pas à nous remonter votre avis en utilisant le formulaire présent sur cette page. Nous la considérerons lors du prochain millésime de l’utilisation du sol.

Occupation du sol : Y aura-t-il une mise à jour du produit ?

Réponse -

Un projet est actuellement en cours avec la société AéroSpaceLab qui vise à analyser le potentiel de l’intelligence artificielle pour créer le millésime 2019 et/ou 2020 à partir des orthophotos de la Wallonie et d'éventuelles couches complémentaires. L’objectif est de créer une méthode automatique dépendant du moins de bases de données sources possible.

Toute personne intéressé par ce projet de mise  jour peut se manifester  à l’aide du formulaire de contact  afin d'être régulièrement informée 

Si les résultats de ce projet sont positifs, le millésime sera disponible à la fin 2021, voire début 2022. L’algorithme créé à l’occasion de ce projet permettra sans doute de créer des millésimes pour chaque campagne d’acquisition des orthophographies aériennes.

Utilisation du sol : Y-aura-t-il une mise à jour du produit ?

Réponse -

L’utilisation du sol est fournie à l’échelle de la parcelle cadastrale selon une méthode la plus automatique possible. Cette information est issue d’un algorithme combinant plusieurs dizaines de règles attribuant une utilisation du sol à la parcelle en fonction d’informations présentes dans les géodonnées sources utilisées. Lorsque plusieurs utilisations du sol sont trouvées, une priorité est donnée à un type d’utilisation en fonction d’un ordre défini.

La mise à jour de ce produit pourra se faire relativement facilement lorsqu’une des données source est mise à jour car il « suffira » de lancer l’algorithme.

Si une erreur est constatée dans WAL_UTS, il sera nécessaire au préalable de la répercuter dans la base de géodonnées source afin que cette donnée soit corrigée lorsque nous ferons tourner à nouveau l’algorithme d’attribution de l’utilisation du sol principales et autres utilisations présentes.

Votre avis nous intéresse !

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Utilisateur-trice des données Walous ?

N'hésitez pas à compléter le formulaire en vue de communiquer votre avis sur les produits WALOUS et de partager avec nous vos cas concrets d'utilisation de ceux-ci. 

Ce formulaire peut également être utilisé pour nous remonter des erreurs.

Accéder au formulaire

 


 

Documentation 

 

Wallonie Occupation et Utilisation du Sol

Ces nouvelles données sont le résultat du projet WALOUS (Wallonie Occupation et Utilisation du Sol).

Financé et coordonné par le Service public de Wallonie, ce projet a été mené par trois unités de recherche issues de l'Université libre de Bruxelles (ULB), de l'Université catholique de Louvain (UCL) et enfin de l'Institut scientifique de service public (ISSEP).

 

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Rapport final

Programmé de 2017 à 2020, le projet WALOUS a fait l'objet en septembre 2020 d'un rapport final qui détaille la réalisation, l'analyse des besoins, les acteurs et partenaires associées, la communication ou encore les classifications.

 

  Consulter le rapport final du projet WALOUS

 

Documentation complémentaire

Publications

Vidéo 

En savoir plus 

De nombreuses données intermédiaires ont également été produites au cours de ce projet afin d’arriver aux produits finis. En lien avec la philosphie OpenSource du projet, ces ressources et données intermédiaires sont disponibles sur simple demande auprès du gestionnaire de données.  Ce dernier est également ouvert à toute question ou souhait de renseignement complémentaire.

 

Contacter le gestionnaire des données